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03/08/2012

Man Ray Poème



Un des premiers poèmes écrits dans un moments où les poètes et peintres
croyaient que le pouvait devenir le poème par exellence.

03/05/2012

Elegy



Oh destiny of Borges
to have sailed across the diverse seas of the world
or across that single and solitary sea of diverse names,
to have been a part of Edinburgh, of Zurich, of the two Cordobas,
of Colombia and of Texas,
to have returned at the end of changing generations
to the ancient lands of his forebears,
to Andalucia, to Portugal and to those counties
where the Saxon warred with the Dane and they mixed their blood,
to have wandered through the red and tranquil labyrinth of London,
to have grown old in so many mirrors,
to have sought in vain the marble gaze of the statues,
to have questioned lithographs, encyclopedias, atlases,
to have seen the things that men see,
death, the sluggish dawn, the plains,
and the delicate stars,
and to have seen nothing, or almost nothing
except the face of a girl from Buenos Aires
a face that does not want you to remember it.
Oh destiny of Borges,
perhaps no stranger than your own.
– Jorge Luis Borges

23/03/2011

26/01/2011

Le dessin du parc

Ah comme c’est bon de croquer
Les délices du blanc
Coupé par le tranchant noir,
Qui la travaille sans hésiter.


Sans blâme il la façonne.
(D’une forme ou dune autre)
Il est automne,
Il est aussi façonné.


Deux traits à peine comparables
Mais que c’est bon de croquer.

Jocapal
Bxl 07

24/12/2010

Cité de Dieu (extrait)

Car nous sommes, et nous connaissons que nous sommes, et nous aimons notre être et notre connaissance. Et nous sommes assurés de la vérité de ces 3 choses. Car ce n'est pas comme les objets de nos sens qui nous peuvent tromper par un faux rapport. Je suis très certain par moi-même que je suis, que je connais et que j'aime mon être. Je n'appréhende point ici les arguments des Académiciens, ni qu'ils me disent: " Mais vous vous trompez!" Car si je me trompe, je suis, puisque l'on ne peut se tromper si l'on n'est. Puis donc que je suis, moi qui me trompe, comment me puis-je tromper à croire que je suis, vu qu'il est certain que je suis si je me trompe? Ainsi puisque je serais toujours moi qui serait trompé, quand il serait vrai que je me tromperais, il est indubitable que je ne me puis tromper lorsque je crois que je suis

 


St Augustin

23/12/2010

Domingos da Silva Leite (Haïku)

oh lua que vais tao alta
onde estas que não te vejo
tenho uma cama de ferro
e durmo com os pes de fora.

22/12/2010

Nouvelle année nouveau "look"

J'arrive en glissant sur cette fin d'année comme on fait du ski.
D'ailleurs qu'est ce c'est cette vie sinon une longue glissade.
Le bilan est correct, dans les expectatives prévues.
Le soleil aussi se lève et se couche tous les jours. Quel vie de con.
Non sans blague. L'important est de ne pas perdre l'émerveillement.

Bonne année à tous et je vous envoi un haïku de Bashô de bienveillance:

Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.
Basho Matsuo (1644 ~ 1694)

Sertão ( documentary projetc )

02/07/2010

If I had it all

Eh Oui!
Cette fameuse dualité imbriqué qu'on ne peut même pas être original, car tout est dit.
La fleur de Lotus naît dans la boue et c'est là qu'elle s'épanouit.

Longtemps que ma pensé n'était pas humide de gaieté
Occupé à changer dehors ce que je suis dedans
Fermant les yeux pour mieux regarder l'horizon
Las de me voir conduit contre mon gré
Et avide de comprendre les raisons
Assez des lignes droites et des formes carrées
Celles des chemins les plus courts et sans sensualité.
Telle un bateau navigant contre le vent
dans les vagues instables et rondes
qui mènent tranquillement à l'objectif caché.
Mon proche est ton loin
Et notre point de rencontre la symbiose.
Oh comme j'aimerais tout désapprendre pour ne pas penser
Et contempler ce qui n'est pas.
Me laisser tomber sans gravité telle un noyé étourdit
qu'attend patiemment le fond.

Aujourd'hui j'ai senti le soleil sans le voir
et imaginé l'odeur d'une fleur sans la sentir.
Oui! Aujourd'hui c'est un bon jour.
Et tout le monde sait que ça peut changer le cours de l'univers.

25/04/2010

25 de Abril

Cette date ne passe pas inaperçue parmi les hommes d'idées.
Elle fut la révolution la plus parfumée : la révolution des œillets.

La sonnette de mon lycée a sonnée pendant une durée beaucoup plus longue que d'habitude et je ne comprenais rien. Tout le monde était sorti dans la cour criant " Il n'a pas cours, il n'a pas cours".
Mais pourquoi? Personne ne le savait.
Du haut de mes 12 ans j'étais perplexe. Les profs nous invitaient à quitter l'école sans plus dire, il y avait des voitures pleines de gens avec des drapeaux rouges avec une faucille et un marteau. Bizarre. Je n'avais jamais vu ces drapeaux la. Mais qu'importe? Ce qui intéressait c'était qu'il n'avait pas cours.
Je suis rentré à la maison à pied et curieuse histoire, je n'ai plus trouvé mes bottes.
Comment est ce possible d'avoir rentrée chaussé et avoir perdu mes bottes?
Non! Rassurez vous. Ce ne fut pas la révolution qui m'a fait perdre mes bottes mais c'est resté pour moi le fait le plus marquant de ce jour de libération d'une dictature de 48 ans.
Une dictature sans pair dans l'histoire à ce moment là.
Salazar n'était pas comme les autres, non. C'était un dictateur à la Portugaise, bien cuit avec beaucoup d'ail et baigné dans la graisse; sournois, taiseux, teigneux.
Il était tellement fort qu'il se faisait aimer même quand il tuait ses jeunes dans les guerres sanguinaires des colonies. Sachons qu'au moment de la révolution des œillets, Salazar était déjà mort il y avait plus d'un an et que c'était un monsieur appelé Marcelo Caetano qui lui avait succédé.
Ce monsieur n'y était pour rien et il a rapidement capitulé sans caractère
(il n'avait pas de choix non plus, mais bon). On l'a envoyé au Brésil où il est mort sans gloire un peu après.

Ce fût le vacarme total. Toutes les fondations du "Estado novo" crée par Salazar furent détruites et les années qui suivirent furent d'une instabilité détesté par les Portugais. Mais il fallait y passer. Une bonne coupe radical n'est jamais sans douleur.

13 ans 14 ans 15 ans 16 ans Toutes ces années de mon adolescence ont façonné ma personnalité.
Une personnalité faite de gouvernements qui tombent chaque 6 mois, de révoltes de l'inconscient, radicales face à n'importe quel pouvoir, j'ai découvert qu'il pouvait avoir autre chose que celle qu'on voit, dans n'importe quel domaine. "S'il s'appelle pouvoir je suis contre". Voila la devise.
En gros: le 25 Avril 1974 a laissé des séquelles dans le gouvernement de mon inconscient.

Viva o 25 d'abril

17/04/2010

Poesie

Poesie

Poème

La chevauchade de l'esprit
S'arrête dans la plaine.
L'homme sage sent le vent dans les yeux.

L'energie est dans le vide
L'intérieur est dans le vide
Seule la contemplation est mouvement

Tour, contre-tour, le rien et le tout.

"panego"

20/03/2010

Lamento Sertanejo

Composição: Dominguinhos / Gilberto Gil
 
Por ser de lá
Do sertão, lá do cerrado
Lá do interior do mato
Da caatinga do roçado.

Eu quase não saio
Eu quase não tenho amigos
Eu quase que não consigo
Ficar na cidade sem viver contrariado.

Por ser de lá
Na certa por isso mesmo
Não gosto de cama mole
Não sei comer sem torresmo.

Eu quase não falo
Eu quase não sei de nada
Sou como rês desgarrada
Nessa multidão boiada caminhando a esmo.